Anne-Sophie DEVRIESE

POURQUOI CET AUTEUR ?

J’ai découvert cette autrice via un partenariat avec les éditions ActuSF. Son roman « Biotanistes« , que j’ai adoré, m’a beaucoup fait réfléchir m’a donné envie de poser pleins de questions à son autrice sur sa genèse.

Pourrais-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaîtraient pas encore s’il te plaît ?

 En même temps, normal qu’on ne me connaisse pas encore 😉 ! Pour faire court, je suis normande mais je vis en Belgique depuis 2004. J’y étais partie pour un week-end. Je ne suis jamais rentrée ! Je dessine un peu, j’écris depuis toujours.

Biotanistes est mon premier roman publié mais j’en ai d’autres dans les tiroirs presque sans fond de mon vieux bureau. Cette publication est LE très beau cadeau pour mes 40 ans !

J’ai aussi 4 nains que j’ai tricotés avec un prince charmant en or. Je ne pourrais pas vivre sans la mer et j’adore jardiner. Ça m’aide à réfléchir. C’est une forme de méditation.

Ton premier roman “Biotanistes” est sorti en mars chez les éditions ActuSF. J’ai cru comprendre que c’était grâce au “speed dating” confiné organisé par les Imaginales que ton roman a été remarqué. Peux-tu nous en dire plus sur cette rencontre ? Avais-tu déjà proposé ton manuscrit ailleurs ?

En synthèse, depuis mai 2020, je vis presque non stop en compagnie d’un troupeau de licornes… J’ai fait le récit détaillé de cette aventure sur ma page FB d’autrice, si jamais vous avez envie d’aller jeter un œil car c’est une assez longue histoire mais, effectivement, c’est grâce au SD des Imaginales que Biotanistes a bénéficié de cette formidable opportunité : être lue (car, oui, il dormait dans les boites de nombreux éditeurice… dont ActuSF).

J’étais (terriblement) déçue que le festival soit annulé et puis la version confinée a été organisée et quand Gaëlle Giroulet a fait demander l’intégralité de mon histoire à l’organisation (le dossier de candidature ne contenait que les 20 premières pages), je n’ai plus touché terre. Le reste s’est déroulé très vite. Le « oui » est tombé au bout d’une semaine et le travail éditorial s’est étalé de juillet à… décembre 2020. Les quelques années passées sur Cocyclics m’avaient bien préparée à aborder ces corrections au long cours. C’était très intense, parfois compliqué émotionnellement mais j’ai vraiment aimé améliorer cette histoire au point de lui ajouter des personnages et des éléments qui n’y étaient pas au départ. Je suis très heureuse de ce que je suis parvenue à faire sous la férule de Gaëlle.

“Biotanistes” est un roman young-adult de fantasy post-apocalyptique. Dans cet univers où les abeilles ont disparu, les femmes survivantes à une mystérieuse maladie ont pris le pouvoir. Tu abordes énormément de sujets d’actualité dans ce roman : l’écologie et la préservation de nos ressources, l’égalité des sexes, les abus d’un régime totalitaire. Comment t’est venue l’idée de ce roman ?

Excellente question ! Ce que je sais, c’est que l’idée d’une nouvelle histoire surgit toujours quand je suis dans le dernier tiers du roman en cours.

C’était vers 2015 ou 2016, j’avais envie de parler de la figure de la sorcière en tant que symbole féministe, de questionner l’intuition, d’apaiser mes angoisses écologiques et politiques. Je trouve que la veille démocratie va mal et file un très mauvais coton, alors j’exorcise, j’essaie de passer un message même si Biotanistes reste avant tout une histoire.

Pour le fléau, je n’ai pas fait exprès, c’était avant le COVID mais il est vrai que la notion de contenus/professions décrétées utiles ou non, fait écho à la situation actuelle, notamment celle des artistes qu’on se refuse à écouter et à entendre. (Non, le gène de la révolte n’est jamais très loin chez moi). Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, je pense vraiment que le décentrage qu’offre l’imaginaire est précieux pour relire l’actualité avec un regard neuf, jouer au laboratoire avec les personnages, tenter d’y voir plus clair ; d’inventer, de proposer des solutions innovantes qui ne soient pas des emplâtres sur des jambes de bois (je n’ai aucunement la prétention de l’avoir fait ici… mais c’est ce que je mitonne pour une autre histoire).

Pour revenir à l’égalité des sexes, j’ai beaucoup aimé la façon dont tu as inversé les rôles entre hommes et femmes par rapport à notre société actuelle. C’est fait de façon très subtile sans être caricatural. C’était important pour toi de mettre en lumière la manière dont on traite les femmes dans notre société de cette façon ?

Vraiment contente que tu aies aimé ! La première fois que j’ai été confrontée à l’inversion pure comme outil de communication, ça a fait « wahou » dans ma tête. Ça fait très longtemps, mais je m’en souviens très bien. C’était une campagne québécoise, je pense, de photos qui caricaturaient des grandes marques de vêtements ayant basé leur communication au mieux, sur du sexisme (très très) crasse ; au pire, sur la culture du viol, sans que personne n’y trouve quoi que ce soit à redire. En remplaçant les corps lascifs et photoshoppés de mannequins anorexiques par des hommes « comme tout le monde », l’effet de ridicule des images (et par conséquent de miroir) était absolument saisissant. Personnellement, je me suis pris une énorme claque sur la part intégrée des stéréotypes. Ce que j’étais évidemment incapable de formuler comme tel à cette époque.

Dans la version de Biotanistes soumise à ActuSF pour le speed-dating, j’avais, de manière tout à fait délibérée, vraiment reproduit le même modèle d’inversion dans ce qu’il peut avoir de plus brutal et de plus caricatural. 

Le travail de nuance a été apporté avec le regard de Gaëlle. J’avoue qu’au départ, j’ai eu un peu de mal et puis j’ai compris que j’avais laissé dans l’ombre toute la potentielle évolution des rapports de hommes-femmes entre l’effondrement et le moment où se déroule l’histoire de Rim, c’est-à-dire plusieurs dizaines, voire centaines d’années au cours desquelles les choses s’étaient nécessairement patinées. Finalement, je suis hyper contente d’avoir creusé plus profond pour aboutir à ce résultat. Je suis également ravie que cela plaise car, effectivement, il reste énormément à faire pour sortir des ornières dans lesquelles se sont enlisés les rapports hommes-femmes selon moi ; sans parler des personnes qui ne se retrouvent pas dans ce modèle dominant. Mais je ne vais pas commencer à lister sinon, on n’en finirait pas. Je me contenterais de citer le dernier scandale en date : la chanteuse Hoshi, condamnée sur son physique par une sombre caricature du patriarcat.

J’ai eu l’impression que les noms des personnages ont une grande importance dans le roman: Ulysse pour le voyageur, les références aux sorcières historiques, que cela influence le caractère des personnages.  Je me trompe ?

Tu ne te trompes pas. Je n’arrive pas à commencer une histoire tant que je n’ai pas le nom de mes personnages principaux.

La vraie Ryme existe, c’est une camarade d’école de mes enfants. Mais je ne savais pas écrire ce prénom et quand je me suis aperçue que ça ne s’écrivait pas « Rim », il était trop tard. Je me souviens que tout à coup, plantée dans le passage de la grille à la sortie de l’école je me suis dit : c’est comme ça qu’elle s’appelle ! Par contre, j’avais tout à fait retenu que cela voulait dire « gazelle », et ce sens gouverne effectivement une partie du personnage, tant dans son surnom que par sa façon de courir tout le temps. 

Ulysse pour le voyage, mais c’est aussi le prénom du fils aîné d’un de mes cousins, lui-même marin et voyageur. Anthoïna est effectivement un prénom de sorcière, glané au fil de mes recherches. Meriem et Nour… je les ai toujours adorés… J’ai emprunté Miezi à une amie belgo-congolaise. Bref, je pioche à tous les râteliers et les noms de famille proviennent généralement de villages traversés entre la Belgique et la Normandie, ou glanés sur la route des vacances. C’est le cas de Lillemer. L’Absoul est un ruisseau qui passe dans mon village quant au patronyme de Rim, je l’ai piqué, avec son accord, à l’une de mes plus anciennes amies.

J’ai dû en modifier quelques-uns dont les sonorités trop proches risquaient de perdre les lecteurs et lectrices. Tidiane s’est longtemps nommée Morgane, Chaïm était Mimoun. Je n’observe aucune règle pour baptiser mes personnages. Souvent, ce sont eux qui me murmurent leur accord mais quels que soient leurs noms ou leurs modèles, ils les influencent toujours. Par exemple, le modèle physique de Meriem est Frida Khalo.

Parmi toutes les sorcières mythiques ou de la pop-culture, quelle était ta préférée et pourquoi ?

Je sèche un peu. La pop culture est un terme qui peine à intégrer mon dictionnaire alors je citerai en vrac Greta Thunberg, Médée, Antigone et Circé ; Janis Joplin, Joan Baez, Rosa Parks, Jeanne Moreau, Anne Sylvestre et Amy Winehouse, Olympe de Gouges, Louise Michel, Virginie Despentes ; les ventrières et les vraies rebouteuses, les faiseuses d’anges ; ma grand-mère paternelle et, dans sa lignée, les résistantes de tout poil célèbres et anonymes : toutes ces petites filles pas sages que le paradis n’intéressait pas ou qui l’ont sacrifié à leurs idéaux de liberté.

La distinction qui est faite dans ton roman entre écrits utiles ou non, raisonne beaucoup je trouve avec la période actuelle où la culture est malheureusement laissée de côté. Cela m’a beaucoup fait penser aux commerces “essentiels” et “non-essentiels”. Pourtant, on voit bien dans le livre comme les romans que Rim est amenée à lire l’aident : à se changer les idées, à voyager mais à développer un sens critique aussi. C’était important pour toi de transmettre ce message ?

Je pense que ça fait écho au décentrage évoqué plus haut. Les lunettes de l’imaginaire offrent des moyens illimités de sortir du cadre, de nos propres plafonds de verre, de réfléchir hors des sentiers rebattus, d’inventer l’avenir. L’armée a même recruté des écrivains de SF il n’y a pas si longtemps !

La légende voudrait que, quand on a proposé à Winston Churchill de couper dans le budget de la culture pour participer à l’effort de guerre, il ait répondu : “Alors à quoi cela nous sert de nous battre ?”. Je sais que ce n’est pas historiquement juste mais cela illustre bien ce qu’il semble se passer pour l’instant. 

A quoi sert de se battre contre un ennemi, aussi microscopique soit-il, si c’est pour faire crever des gens parce que quelques un.e décident de manière parfaitement arbitraire que l’apport de certaines catégories de la population à un type de modèle et de société n’est pas « essentiel ». D’abord, c’est d’une violence inouïe et, en plus, vers quoi tend-t-on, à créer des cases « utiles » ou « inutiles » pour y coller des gens ? A QUOI sert d’établir la valeur marchande d’une vie humaine à 3 millions d’euros, ainsi que l’a fait en 2013, le centre de réflexion France Stratégie rattaché à Matignon ? Selon moi, c’est la porte ouverte au pire.

Alors, oui, j’estime qu’écrire est politique. J’ai appris bien plus grâce aux romans d’imaginaire que j’ai lus, que dans mes cours d’éducation civique ; et sans faire de Biotanistes un manifeste, j’avais des choses à dire sur des sujets aussi divers que le sexisme, la transmission de la mémoire, les dérives et les abus de pouvoir, le sort qu’on fait aux migrant.e.s, au climat et à la biodiversité. [ATTENTION SPOILER] L’une des critiques reçue sur Instagram reproche au saut de Rim à Calais d’être anecdotique dans le récit. J’aurais effectivement pu la faire sauter n’importe où ailleurs à condition d’y trouver des antibiotiques à large spectre mais… il fallait que je le dise ! Et encore, c’est un des rares chapitres qui a subi une coupe drastique, héhé. [FIN DE SPOIL]

Le premier écrit que Rim découvre est « A la croisée des mondes » de Philip Pullman. Pourquoi celui-là ?

Parce que je pense que c’est une œuvre majeure, tant par son imaginaire que par son style et ses niveaux de lecture. Lorsque je l’ai lue il y a… vingt ans ? [argh !] Je suis immédiatement tombée sous le charme. Et je suis de la race de celles qui relisent très régulièrement certains bouquins. Ce n’est pas une référence très « récente », mais cette trilogie est immédiatement entrée dans mon panthéon, entre autres pour les messages qu’elle délivre. Mourlevat, qui vient de recevoir le prix Lindgren (équivalent d’un Nobel de littérature jeunesse), y figure pour les mêmes raisons, mais j’aurais aussi pu y mettre Pierre Bottero et une multitude de femmes à commencer par Marie-Aude Murail, Anne-Laure Bondoux, Axl Cendre, Clémentine Beauvais, Marine Carteron, Florence Hinckel ou Manon Fargetton… et tant d’autres mais la liste serait longue !

Je crois aussi que les divers mondes créés par Pullman m’ont semblé un beau tremplin pour l’imaginaire d’une héroïne confinée dans un univers très aride et peu porté sur l’imagination « improductive ».

Le scarabée est un symbole important dans « Biotanistes », pourquoi cet insecte et pas un autre ?

Haha ! Merci pour cette question car c’est un élément de l’aventure qui m’amuse beaucoup. En effet, le scarabée n’existait pas dans cette histoire jusqu’à début décembre 2020, quand on a reçu la superbe couverture réalisée par Zariel. 

Gaëlle et moi avions co-écrit un briefing et j’étais hyper curieuse de ce qu’il allait pouvoir créer, qui sorte des sentiers battus et des clichés désert/post-apo/sorcière. Le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçue. Je pense même que « subjuguée » est le mot…

Mais passé l’émerveillement, je me suis demandé pourquoi ce scarabée… Surtout un lucane, pas forcément adapté aux milieux arides. Et comme je suis une obsessionnelle de la cohérence, j’ai voulu voir s’il était possible de le remplacer par un bousier (le fameux scarabée sacré égyptien) mais le résultat était déséquilibré et on ne voyait plus les rouages. Bref, le premier essai était le bon et, pour résoudre mes soucis de cohérence, j’ai ajouté un scarabée dans l’histoire à ce moment très tardif puisqu’on était presque au bouclage. En fait, ça ne m’a pas pris longtemps et ça tombait pile poil. Et comme le lucane est hyper esthétique, je me suis dit : « tant pis » !

J’ai entendu dans un interview, que tu écris dans le bruit avec tes 4 enfants autour de toi. Comment tu fais ? c’est quoi le secret ? C’est quoi ta routine d’écriture ?

C’est vrai ! J’ai cette capacité à me concentrer à peu près n’importe où mais c’est quand même fatiguant et quand le cent-millième « maman » de la journée retentit au milieu d’une phrase compliquée, de la recherche d’un mot ou d’une idée plus fuyante que du savon, c’est parfois frustrant… mais entre ça ou ne pas écrire du tout, c’est tout vu ! Et puis il y a les siestes (quoique je n’en ai plus pour des années). Bref, je m’adapte et vole tout le temps possible. 

De ce fait, je n’ai aucune routine d’écriture et pour cause, mais avec le temps, j’ai pris l’habitude de réfléchir à l’histoire en cours au volant, ou en m’endormant. Ça permet de calmer le hamster qui pédale dans ma tête et du coup, lorsque je me trouve devant mon clavier, je sais exactement par quelle idée commencer… Le reste se déroule au fil de l’écriture puisque je suis jardinière, ce qui fait que certaines scènes auraient pu être totalement différentes, en fonction du contexte sonore dans lequel je les ai écrites !

Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

En ce qui me concerne et jusqu’à la publication de Biotanistes, c’était une passion plus qu’un métier puisque mon syndrome de l’imposteur n’hésitait jamais à me rappeler que tant que je n’étais pas publiée… je n’étais pas légitime. Le bon côté, c’est de pouvoir donner corps à sa créativité. Le mauvais, c’est que ce ne soit pas reconnu comme métier. Comme je l’évoquais plus haut, le sort fait aux artiste-auteurices en francophonie est honteux et désastreux car une grande majorité d’entre eux vit sous le seuil de pauvreté et le COVID n’a rien arrangé.

Improvises-tu au fil de l’histoire ou connais-tu la fin avant d’écrire ?

En général, j’ai quelques thèmes que j’ai conscience de vouloir explorer (plus tous ceux qui se révèlent en cours de route et que je sais désormais déceler et amplifier, ce qui m’amuse beaucoup), un personnage principal, un début, un milieu dans le meilleur des cas et… pas toujours de fin. 

Je n’aime pas en savoir davantage sinon je ne vois plus d’intérêt à écrire. En phase de départ, je jette plein d’idées dans un carnet que je tape au fur et à mesure dans un fichier puis, quand j’estime avoir assez de matière, j’imprime les 30 ou 40 pages de notes que je découpe en bandelettes. Je tends ensuite une ficelle dans un encadrement de fenêtre et j’y dispose mes bandelettes que je place et déplace pour créer un décor et quelques péripéties. Une fois que c’est clair, je les réarrange dans mon document et vogue la galère !

Je commence à écrire, au fil de l’eau. Parfois, je bloque mais j’ai fini par admettre que mon inconscient savait ce qu’il faisait et que la solution se trouvait nécessairement dans le récit. Depuis que je sais cela, mes blocages durent moins longtemps.

En dehors de ton activité d’écrivain, exerces-tu un autre travail ou vis-tu de ta plume ? Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ?

C’est une vraie question. D’un côté, je trouverais super de pouvoir vivre de ma plume mais conditionner ma subsistance à ma créativité me parait tellement contreproductif. Sans compter que je mets en moyenne deux ans et demi pour écrire un roman, à quoi il faut ajouter les corrections (et un système de rémunération des auteurices qui serait plus soutenable que l’actuel). Je suppose que l’idéal serait de pouvoir écrire à mi-temps, ce qui n’est pas mon cas. J’exerce donc un travail alimentaire que j’aime bien par ailleurs, car il correspond à mes valeurs.

J’ai toujours eu envie d’écrire ! Je m’étais dit que si je n’avais pas d’idée de roman à 30 ans, je renoncerai. Et puis l’idée s’est pointée et je me suis lancée ! Comme j’adore l’imaginaire et les contes, c’est ce dans quoi, assez naturellement, je me suis lancée. Je crois aussi que ça me faisait moins peur… L’imaginaire, n’est pas un genre sérieux, n’est-ce pas ? 

Quelle lectrice es-tu ? Que lisais-tu quand tu étais enfant et adolescente ? Tu as des auteurs chouchous ?

Je suis une lectrice boulimique, mais avec le temps, j’ai laissé de côté les bouquins prescrits pour ne lire que ce que j’aime. Je lis des histoires que me permettent de m’évader et qui, de préférence, finissent bien. Je DETESTE les récits qui se terminent mal, je ne lis pas pour ça. 

J’ai lu énormément de contes en tout genre et de mythologie quand j’étais petite et il m’a fallu un certain temps pour sortir du prescrit des profs de lettres pour la majorité desquels les littératures de genre ne sont pas assez « bien » pour les études littéraires ou l’université. Aujourd’hui, ça a changé quelque peu, et heureusement !

Oui, j’ai plein d’auteurs chouchous dont certains que j’ai déjà cités plus haut. J’ajouterais Lois Lowry, Roald Dahl, Kundera, Maupassant, Prévert, Brassens, Villon, Maria Rilke, Marissa Meyer, Deborah Harkness, Odile Weulersse, Scott Westerfeld, Cindy Van Wilder, Pierre Bordage, Vincent Villeminot, Eric L’Homme, Timothée de Fombelle, Marie Pavlenko, Charlotte Bousquet, et Hunger Games et Divergente et…. Françoise Jay, Frédéric Petitjean, Pierre Gripari… J’ai failli oublier Christelle Dabos et tellement d’autres que je ne connais pas encore !

Tu lis quoi en ce moment ?

En haut de ma PAL trônent Estelle Faye, Damien Snyers et Katia Lanero Zamora. Je viens de relire Les Déferlantes de Claudie Gallay et la saison 5 de Sauveur et Fils, de M-A Murail.

Si tu ne devais garder qu’un seul livre, cela serait lequel ? Pourquoi ?

Cette perspective est tout simplement inenvisageable Votre Honneur ! Je prendrais un stock de papier et de quoi écrire, je crois !

Quels sont tes projets à venir ?

Retravailler mon premier roman qui est un dyptique YA, pour essayer de le publier et surtout, achever le projet sur lequel je travaillais avant les corrections de Biotanistes. C’est un projet adulte auquel je tiens énormément, toujours dans l’imaginaire, mais pour lequel j’ai beaucoup de mal à me remettre le pied à l’étrier, après presque un an d’interruption. Sinon, j’ai également écrit un nouvelle qui introduit l’univers de Biotanistes, et j’en ai une autre en tête, dont je souhaite, celle-ci, qu’elle fonctionne seule quoi qu’elle se situe aussi dans l’univers de Biotanistes.

Merci à toi pour le temps consacré à cet entretien. Je te laisse le mot de la fin.

Avec plaisir ! Comme je n’ai été que trop bavarde, je te remercie pour ces chouettes questions et souhaite un bon arpentage à celles et ceux qui souhaitent lire cette grosse brique magnifiquement habillée par Zariel.

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